Un appareil, une marque, un modèle, et une cuisine qui attend
Ton appel ne ressemble ni à celui d’un plombier ni à celui d’un technicien en chauffage. On t’appelle pour un appareil précis — réfrigérateur, congélateur, laveuse, sécheuse, lave-vaisselle, cuisinière — et ce qui te permet d’arriver avec la bonne pièce, c’est la marque, le modèle, le numéro de série, l’âge et le code d’erreur. L’urgence, elle, se lit dans la cuisine : de la nourriture qui se réchauffe, de l’eau au sol.
Au Québec, la Loi sur la protection du consommateur encadre ton prix. Pour réparer une cuisinière, un réfrigérateur, un congélateur, un lave-vaisselle, une laveuse ou une sécheuse, tu remets une évaluation écrite quand le coût prévu dépasse le seuil fixé par la loi, sauf si la réparation est faite sans frais. Ton client peut y renoncer, mais seulement par une déclaration qu’il écrit et signe lui-même. Il te faut son autorisation avant de commencer et pour toute réparation qui n’est pas prévue à l’évaluation, et tu ne peux pas exiger un prix plus élevé que celui qui y est indiqué.
Ta réceptionniste fait le tri que tu ferais entre deux appels de service. Elle note l’appareil, la marque, le modèle, le numéro de série s’il est visible, l’âge, le symptôme et le code affiché, et demande s’il fonctionne au gaz ou à l’électricité. Elle ne dit pas que c’est le compresseur, ne promet ni visite le jour même ni délai de pièce, et ne confirme aucune garantie. Une odeur de gaz n’est pas un rendez-vous : elle dit de quitter les lieux et d’appeler le 911 ou le distributeur de gaz.