Un métier de saison, et deux appels qui ne ressemblent à aucun autre
Le ramonage revient chaque année chez le même client, et ses appels arrivent ensemble, avant la saison de chauffage, pendant que tu es sur un toit. L’Association des professionnels du chauffage (APC) conseille de faire ramoner une fois par année pour un usage occasionnel, et au moins deux fois par année pour un usage très fréquent ; elle rappelle que la créosote qui s’accumule dans le conduit est hautement inflammable. Ton calendrier se remplit vite, et un appel manqué en octobre peut être une visite qui part chez un autre.
Deux appels ne se traitent pas comme les autres. Le premier : de la fumée dans la maison, un feu de cheminée, une alarme de monoxyde de carbone. Ta réceptionniste ne pose aucun diagnostic et ne conseille rien : elle dit d’appeler le 911, puis prend le rappel. Le second : l’assureur ou le notaire qui exige une inspection avant une date. Elle note l’échéance et le document demandé, sans promettre que ton rapport sera accepté. L’APC écrit qu’une attestation de ses membres est acceptée par les compagnies d’assurance ; c’est quand même l’assureur de ton client qui tranche.
Pour le reste, elle fait ce que tu ferais entre deux cheminées. Elle demande quel appareil est raccordé — poêle à bois, foyer, insert, fournaise à l’huile —, le combustible, l’année du dernier ramonage, l’adresse, le nombre d’étages et l’accès au toit. Elle n’offre que les plages que tu as ouvertes et ne donne aucun prix hors de ta grille. Si tu fais aussi les conduits de sécheuse, elle prend la demande comme un autre service.