L’appel arrive au moment de l’arrestation
En défense criminelle, le téléphone sonne quand quelqu’un vient d’être arrêté ou détenu, et ce n’est souvent pas la personne elle-même qui appelle : c’est une mère, un conjoint, un ami, la nuit ou la fin de semaine. L’appel suivant arrive avec un document en main — une citation à comparaître, une sommation, des conditions à respecter — et une date de cour qui approche.
Au Québec, une personne arrêtée ou détenue peut parler gratuitement à un avocat du service d’urgence de l’aide juridique, 24 heures sur 24, quel que soit son revenu ; si elle n’a pas le numéro, les policiers doivent le lui fournir ou le composer pour elle (Éducaloi). Par défaut, votre réceptionniste l’indique d’abord à la personne détenue ou à son proche. Si votre cabinet prend lui-même la garde, vous l’écrivez dans vos consignes : l’alerte part alors vers votre avocat de garde, et le renvoi reste un repli.
Elle ne dit rien sur ce qu’il faut dire ou ne pas dire à la police, ne se prononce ni sur les chances ni sur la peine, et ne calcule aucun délai. Elle demande s’il est sécuritaire de texter ou de laisser un message, prend le nom de la partie plaignante et des coaccusés avant le récit, pour votre vérification de conflit, et note la date et le palais de justice tels qu’ils sont écrits.