Trois clientèles, trois façons d’appeler
L’ergothérapeute du privé voit des enfants, des travailleurs et des aînés, souvent hors du bureau : en évaluation, chez le client, à l’école. L’Ordre des ergothérapeutes du Québec le rappelle : dans le réseau public, les services sont généralement gratuits ; au privé, ils sont payants, et il n’est pas nécessaire de présenter un problème de santé pour consulter. Les personnes qui vous appellent ont choisi le privé, et elles appellent pour des raisons très différentes.
Un parent dont l’enfant peine à écrire ou à s’habiller seul. Un travailleur, ou l’agent qui gère son dossier, avec un numéro de réclamation à la CNESST, à la SAAQ ou chez un assureur. La fille d’une dame qui a chuté, qui se demande si sa mère peut rester chez elle, ou qui a entendu parler du Programme d’adaptation de domicile, où la personne admissible peut choisir une ergothérapeute du secteur privé. Et la demande d’évaluation de la capacité à conduire.
Votre réceptionniste les distingue dès la deuxième question et note ce qu’il faut pour chacun : l’âge et qui consent, le numéro de réclamation et le mandat, l’adresse et l’accès. Elle ne se prononce sur aucun développement, aucune capacité de travail, aucune aptitude à conduire, et ne recommande aucun équipement. Une chute avec blessure va au 911.