Quarante-cinq minutes pendant lesquelles vous êtes injoignable
C’est la caractéristique la plus structurante de votre métier, et elle ne se contourne pas : pendant une séance, vous avez les mains sur une personne, dans une salle fermée. Un entrepreneur peut au moins regarder son afficheur entre deux tâches. Vous, pas. Sur une journée de traitements, les heures où le téléphone peut être pris sont celles qui restent entre les séances.
Et le numéro qui sonne est souvent votre cellulaire, celui qui est affiché sur votre fiche : à ce volume, une ligne d’affaires séparée et un service de réponse coûtent plus cher qu’ils ne rapportent. Résultat, la personne qui cherche un rendez-vous tombe sur la boîte vocale et appelle la clinique suivante, et vous rappelez vos messages le soir, après votre journée.
Votre réceptionniste prend l’appel pendant que vous traitez. Elle distingue une demande administrative d’une question de suivi qui vous revient, propose un créneau compatible avec le type et la durée de séance que vous avez définis, et vous laisse une demande écrite. Elle ne se prononce sur rien de clinique : la relation thérapeutique reste la vôtre, l’accueil et l’agenda passent par elle.