Les petits appels sont ton métier, et la licence en trace les limites
Une porte qui frotte, deux tablettes, un trou dans le gypse, un meuble à monter : ton client appelle avec une liste, rarement avec un projet. La valeur est dans le regroupement — plusieurs petits travaux en une visite, dans la semaine — et dans une demande où chaque élément est écrit, avec sa pièce et sa photo. Un ordre de travail écrit vaut mieux qu’un accord verbal, même pour un petit lot : ta réceptionniste en pose les bases dès l’appel.
Au Québec, la licence fixe ce que tu peux accepter. La Régie du bâtiment (RBQ) exige une licence de quiconque exécute des travaux de construction pour autrui contre profit, et le profit comprend un avantage direct ou indirect. L’exemption que la RBQ prévoit pour des travaux de rénovation, de réparation ou d’entretien sous un seuil de valeur vise le propriétaire qui les fait lui-même sur son propre bien ; quand ce propriétaire engage un entrepreneur, la RBQ précise que l’entrepreneur doit détenir la licence appropriée. L’électricité et la plomberie demandent aussi une licence, et selon CAA-Québec, des travaux dans un logement locatif demandent un certificat de compétence de la Commission de la construction du Québec (CCQ).
Ta réceptionniste n’applique donc pas une règle de licence à ta place : elle applique ta liste. Elle accepte les travaux que tu fais, dit poliment ceux que tu ne fais pas, et sépare de la demande ce qui touche l’électricité, la plomberie ou le gaz. Quand on lui demande si tu détiens une licence, elle donne le numéro que tu lui as confié, et seulement celui-là.