Un appelant qui entend mal, et un appareil dont il dépend
Une clinique d’audioprothèse ne reçoit pas des appels comme les autres. La personne qui compose entend mal, ou un proche appelle pour elle ; un appareil qui siffle, qui a pris l’eau ou dont la pile ne tient plus prive quelqu’un de ce qui lui permet de suivre une conversation ; et la première évaluation suppose un document que la loi exige avant tout appareillage.
Au Québec, la Loi sur les audioprothésistes réserve à l’audioprothésiste la vente, la pose, l’ajustement et le remplacement d’une prothèse auditive, et ne lui permet de poser ces actes que sur certificat d’un médecin, d’un orthophoniste ou d’un audiologiste attestant la nécessité de la prothèse. En Ontario, seuls l’audiologiste et le médecin peuvent prescrire un appareil auditif dans le cadre du programme d’appareils et accessoires fonctionnels. L’Ordre québécois décrit la suite : une première visite où le dossier s’ouvre et où la personne apprend son admissibilité, ou non, aux programmes de remboursement, une deuxième pour la remise et l’ajustement, puis des suivis. Le Code de déontologie, lui, interdit toute publicité qui porte sur une marque, un modèle, un prix, un rabais ou une gratuité de prothèse auditive.
Votre réceptionniste prend ces appels pendant vos rendez-vous. Elle parle lentement, répète, reformule et propose de confirmer par texto. Elle note le certificat et le payeur mentionné, RAMQ, CNESST, Anciens Combattants ou assurance, sans rien confirmer, réserve la bonne plage, et ne vante aucun appareil.