Voix et consignes

Décider ce que votre réceptionniste a le droit d’affirmer, et comment ça se dit.

Ce que vous aurez à la fin

Une liste de choses que votre réceptionniste a le droit d’affirmer, chacune avec sa date, et une liste de choses qu’elle doit refuser de dire. C’est cette double liste qui fait la différence entre une réponse utile et une réponse inventée.

Vous aurez aussi choisi la voix et le registre : tutoiement ou vouvoiement, ton direct ou plus posé. Dans les métiers de chantier on se tutoie ; dans une clinique, on vouvoie. La section propose le registre habituel, vous le changez si votre clientèle est différente.

Comptez vingt minutes pour une première version utilisable. Elle s’enrichira toute seule ensuite : chaque question à laquelle la réceptionniste n’a pas su répondre vous revient comme une consigne à ajouter.

Avant de commencer

  • Les trois questions que vos clients posent en premier, et vos réponses réelles
  • Ce que vous ne faites pas : hors territoire, hors spécialité, hors saison
  • Les phrases que vous refusez d’entendre dire en votre nom
  • Si vous affichez des prix : ceux qui sont fixes, et ceux qui dépendent d’une visite

Les étapes

  1. Étape 1

    Écrivez vos faits approuvés

    Un fait approuvé est une affirmation que la réceptionniste peut faire : un service offert, une heure d’ouverture, un territoire, un délai habituel. Chaque fait garde la date de son approbation, pour qu’on sache s’il est encore vrai.

  2. Étape 2

    Écrivez ce qu’elle doit refuser

    Prix fermes, délais d’arrivée, garanties, avis professionnels : dites ce qu’elle doit répondre à la place. Une bonne phrase de refus renvoie à vous et dit pourquoi, sans donner l’impression d’un mur.

  3. Étape 3

    Choisissez la voix et le registre

    Écoutez un aperçu avec vos propres phrases. Vérifiez la prononciation du nom de votre entreprise et celle de votre rue : c’est là que ça accroche le plus souvent.

  4. Étape 4

    Publiez

    Une consigne écrite ne change rien tant qu’elle n’est pas publiée. La publication garde la version, et chaque appel indique la version qui l’a servi — c’est ce qui permet de comprendre une réponse étrange.

  5. Étape 5

    Relisez les propositions issues des vrais appels

    Quand une question revient et qu’aucune consigne n’y répond, elle vous est proposée comme ajout. Rien n’est appliqué sans votre accord : vous approuvez, vous modifiez, ou vous jetez.

Ce qu’est un fait approuvé, et ce qu’il empêche

Un fait approuvé est une phrase que vous assumez : « nous desservons la Rive-Nord jusqu’à Saint-Jérôme », « le premier rendez-vous dure une heure », « nous ne faisons pas de toiture plate ». Votre réceptionniste ne construit ses réponses qu’à partir de ces phrases-là et de ce que l’appelant lui dit.

C’est ce qui l’empêche de combler un vide par une invention plausible. Devant une question dont aucun fait approuvé ne couvre le sujet, elle le dit, prend la demande, et vous la remonte. Une réponse manquante se répare en une ligne ; une réponse inventée se répare au téléphone, avec un client fâché.

Publier, versionner, et remonter le fil d’une réponse

Écrire ne suffit pas : c’est la publication qui rend une consigne effective. Chaque publication garde sa version, et chaque appel indique celle qui l’a servi. Quand une réponse vous surprend, vous ouvrez l’appel, vous lisez la version en vigueur à cette minute-là, et vous savez si c’est la consigne ou la formulation qu’il faut reprendre.

Les modifications s’appliquent aux conversations qui commencent après la publication. Un appel déjà en cours finit avec la version sur laquelle il a démarré, ce qui évite qu’une réceptionniste se contredise au milieu d’une phrase.

Les cas particuliers

Vos prix dépendent d’une visite

Écrivez-le comme un fait approuvé plutôt que comme un interdit. « Le prix se fixe après une visite, et la visite est gratuite » est une phrase utile ; « ne pas parler de prix » laisse l’appelant sans réponse et vous fait perdre l’appel.

Vous travaillez par saison

Un fait saisonnier porte sa date d’approbation, et cette date est là pour vous rappeler de le revoir. Écrivez la période dans la phrase elle-même plutôt que de compter sur votre mémoire pour la retirer au bon moment.

Deux personnes écrivent les consignes

Le registre indique qui a publié quoi, et à quelle heure. Quand deux versions se suivent de près, c’est la dernière publiée qui s’applique : il n’y a pas de fusion automatique entre deux rédactions concurrentes.

Votre nom d’entreprise se prononce mal

Écrivez la prononciation en toutes lettres dans vos consignes, comme vous l’épelleriez à quelqu’un au téléphone. La même méthode règle les noms de rue difficiles et les noms de famille de votre équipe.

Vous voulez un ton différent selon le canal

Les faits approuvés sont communs à tous les canaux, le registre se choisit séparément. Une clinique peut vouvoyer à l’oral et rester sobre à l’écrit sans dédoubler sa liste de faits.

Si quelque chose ne marche pas

Elle donne une information périmée

Regardez la date du fait approuvé sur l’écran Consignes. Un fait ancien reste actif tant que personne ne le corrige : la date est là pour vous permettre de faire le ménage.

Elle refuse une question à laquelle vous voulez qu’elle réponde

Vérifiez si votre liste d’interdits est trop large. « Ne pas parler de prix » empêche aussi de dire qu’un service est offert sans frais.

La voix écorche le nom de votre entreprise

Écrivez la prononciation en toutes lettres dans vos consignes, comme vous l’expliqueriez à quelqu’un au téléphone. C’est plus efficace qu’un changement de voix.

Le registre ne correspond pas à votre clientèle

Le tutoiement et le vouvoiement se règlent indépendamment de la voix. Changez-le, réécoutez l’aperçu, puis publiez.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande sur les consignes.

Combien de consignes faut-il pour commencer ?

Les réponses aux trois questions que vos clients posent en premier, votre territoire, vos heures, et la liste de ce que vous ne faites pas. C’est une page, et elle suffit pour un premier appel utile.

Est-ce qu’elle peut inventer une réponse ?

Elle répond à partir de vos faits approuvés et de ce que dit l’appelant. Sans fait approuvé sur le sujet, elle l’annonce et prend la demande plutôt que de combler le vide.

Comment savoir si un fait est encore vrai ?

Chaque fait affiche la date à laquelle il a été approuvé. L’écran Consignes se trie par date, ce qui rend visible en un coup d’œil ce qui date d’avant votre dernier changement de prix ou de territoire.

Qui décide des améliorations proposées ?

Vous. Une amélioration issue d’appels réels arrive comme une proposition à lire : vous l’approuvez, vous la modifiez, ou vous la jetez. Rien n’est appliqué sans cet accord.

C’est ce qui distingue une suggestion d’une modification silencieuse de ce que votre entreprise affirme.

Puis-je interdire une phrase précise ?

Oui. Écrivez ce qu’elle doit répondre à la place : une bonne consigne de refus renvoie vers vous et dit pourquoi, au lieu de laisser un silence que l’appelant interprète mal.

Est-ce que la voix change ce qu’elle dit ?

Non. La voix décide du timbre et du débit, les consignes décident du contenu. Changer de voix ne modifie ni vos faits approuvés ni vos interdits.